Les fascias ont plusieurs fonctions comme accompagner le mouvement.

Continuité des fascias

La continuité des fascias contribue à l’unité corporelle. Mais elle explique également qu’un problème situé dans une partie du corps puisse entraîner des souffrances secondaires à distance.

Sensibilité des fascias

Les fascias sont très sensibles à toutes formes d’agression physique, psychologique ou biologique. Lors d’un stress, le fascia se rétracte, se crispe. Cette réaction d’adaptation est en principe réversible. Cependant, il est fréquent que ces tensions s’installent et perturbent l’équilibre général de l’organisme. Par l’intermédiaire de cette véritable mémoire corporelle, les chocs physiques et psychologiques restent inscrits et stockés dans le corps à notre insu. Une fragilité s’installe et permet à des pathologies plus sérieuses de se développer.

Source de vitalité des fascias

Les fascias, de même que toutes les structures corporelles, sont animés d’un mouvement lent, source de vitalité. Cette activité vivante de notre corps garantit la liberté de nos articulations, le confort et la vitalité de nos mouvements.

Les praticiens des fascias

Le praticien, grâce à un entraînement perceptif, capte cette activité non visible mais vitale qui prend la forme d’un Mouvement Interne. Il peut ainsi faire un bilan précis des restrictions et du potentiel du mouvement interne de la personne. Dans un même geste, il repère les zones de tension et restaure la cohérence et la rythmicité interne.

Il libère ainsi toutes les structures et corrige le mouvement gestuel dans différentes amplitudes

Cette thérapie manuelle sollicite les forces d’auto-régulation de l’organisme. La santé reprend ses droits et la personne accède à un nouvel équilibre. 

Les fascias, un objet actuel de recherche

Les fascias ont longtemps été considérés comme des tissus sans intérêt par la médecine et les anatomistes. Ils ont donc ont été retirés de la plupart des illustrations anatomiques, pour permettre l’observation des organes, des nerfs et des vaisseaux. Ils ne font l’objet de recherches que depuis récemment. Le nombre de publications sur ce thème ne cesse de croître (plus de 1 000 par an depuis 2010). Une communauté de chercheurs et de praticiens se sont réunis depuis 2007 pour créer une communauté d’experts et élaborer des bases scientifiques d’un nouveau modèle thérapeutique basé sur le fascia (International Fascia Research Congress 2007, 2009, 2012, 2015 ).
Les recherches les plus récentes ont permis d’élaborer une définition et une nomenclature internationale :

« Les fascias sont les tissus mous qui composent le tissu conjonctif omniprésent dans le corps humain (aponévroses, ligaments, tendons, réticanula, capsules articulaires, membranes vasculaires et organiques, méninges, périoste et fibres intra- et intermusculaires). Ils interpénètrent et entourent tous les organes, muscles, os et fibres nerveuses formant un environnement unique pour le fonctionnement des systèmes de notre organisme. » (Fascia Research Congress 2015).

 

Les propriétés les plus surprenants attribuées au fascia sont :

  • son rôle dans la continuité tissulaire et la répartition des contraintes (biotenségrité)**,
  • sa capacité à se contracter sous l’effet d’un stress (tonus fascial),
  • sa fonction d’organe sensoriel le plus étendu du corps (possédant plus de capteurs que les yeux ou la langue),
  • sa connexion avec le système nerveux central impliquant sa participation à l’auto-régulation interne.

Les fascias jouent ainsi un rôle majeur dans la stabilité articulaire, la coordination générale du mouvement ainsi que dans les douleurs rachidiennes et de nombreuses autres pathologies.

**Le principe de tenségrité est une découverte fondamentale du milieu du 20ème siècle qui s’applique autant aux organismes vivants qu’à l’architecture voire à la robotique. Les structures anatomiques vivantes démontrent des qualités d’intégrité tensionnelle et un nombre de plus en plus important de chercheurs explorent les liens entre la tenségrité et la biologie (biotensegrity). Deux chercheurs sont importants dans ce domaine. Le Dr Donald Ingber, à Harvard, a travaillé au niveau cellulaire. Le Dr Stephen Levin s’est concentré sur le niveau macro de l’anatomie brute. Ce domaine de recherche est très actif dans le monde entier et dans une grande variété de disciplines. Les cliniciens, les kinésithérapeutes, les thérapeutes manuels, les médecins, les anatomistes ou les spécialistes du mouvement humain investissent également de plus en plus ce champ afin de mieux comprendre le fonctionnement global du corps humain et son unité fonctionnelle dynamique.

 

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